Islande : Reykjavik, Hvalfjordur et la péninsule de Snaefellsnes

En mars 2019, j’ai eu la chance de fêter mes 28 ans au pays des glaces et des volcans, des chevaux et des macareux : l’Islande ! Le temps de plusieurs articles, je m’y replonge et je vous partage ce beau voyage. Vous embarquez avec moi ? Cap sur la capitale de l’Islande, Reykjavik, et sur la péninsule de Snaefellsnes qui m’a émerveillée !

L’Islande, c’était l’un de mes rêves, inscrit noir sur blanc dans ma dreamlist (qui s’allonge progressivement, je vous le confesse). J’avais peur d’être déçue, car le pays est de plus en plus touristique. Ceux que je croisais et qui ont eu l’occasion d’y aller m’ont dit à quel point c’était magnifique. J’ai précautionneusement évité les réseaux sociaux, même si mon œil était attiré par ces grands espaces. Hormis préparer ce voyage quelques semaines avant, j’ai essayé de ne pas me faire trop d’espoir, de peur d’être déçue. Eh bien, je dois vous le dire, quel voyage ! Il a dépassé toutes mes espérances, et je dois vous l’avouer : ce fut l’un de mes plus beaux voyages. « Trop beau », « truc de fou », « c’est ouf », « je m’en remets pas » et quelques grossièretés, n’ont fait que sortir de ma bouche. Même si aucun mot, aucune image ne pourra parfaitement décrire et transmettre ce que j’ai vu et vécu, je vais tant bien que mal essayer, pour vous donner envie à votre tour de découvrir ce si beau pays. Avec en premier, Reykjavik et la péninsule de Snaefellsnes.

Reykjavik, la chaleur de l’Islande

13 mars 2019, on y est. L’excitation est à son comble. Nous partons de Bruxelles, et le trajet est, comme souvent, très long, il me tarde de poser les pieds sur les terres islandaises. 
Après 3h30 de vol, quand on pense enfin que l’Islande nous tend les bras, une tempête de neige contraint l’avion à rester 30 minutes de plus dans les airs. Avec quelques sympathiques turbulences. Et quand on atterrit enfin, on n’y voit que dalle. Quand on prend la voiture, on n’y voit pas encore grand-chose. La neige se mêle à la pluie, qui traverse le brouillard. Je n’ai pas quitté la pluie du nord pour retrouver celle du grand nord ! 

Nous rejoignons Reykjavik et notre AirBnB, le temps de poser les valises, et direction le centre. En cette fin d’après-midi, nous déambulons dans les rues pour découvrir le cœur de la capitale. Je ne sais pas trop comment expliquer cela, mais je sens qu’il y fait bon vivre, et que malgré les 0 degrés ambiants, une chaleur s’en dégage. 

On s’arrête au superbe centre des congrès et de concerts Harpa, qui abrite un petit concept store, où je craque pour… une gourde :). Un souvenir écolo, c’est pas beau ça ? 
Le temps s’est dégagé. On continue notre balade vers le centre, aiguillés par la célèbre église Hallgrimskirkja en forme de fusée, dont les côtés me font penser à un orgue. On shoote les façades colorées, parfois ornées de fresques qui revisitent le street art. On s’émerveille devant les vitrines dont les magasins sont à présents fermés. On profite du bord de mer, qui laisse deviner au loin quelques montagnes.

A 19h, je suis agréablement surprise qu’il fasse toujours clair. Moi qui pensais qu’à 16h on y verrait plus une bille. 
Les ventres gargouillent, l’appel de l’une des spécialités de la capitale est fort : la soupe dans du pain ! Même si ce plat bien consistant est assez basique, il fait mal au porte-monnaie. 40€ pour deux, avec boissons. Gloups. Ce sera l’un de nos seuls restaurants. 

Vol : avec la compagne islandaise low cost Wow (mais qui n’est plus dorénavant), 250€ par personne, aller-retour, avec bagages en soute ; 3h30. L’aéroport se situe à 50 minutes en voiture de Reykjavik. 
Voiture : réservée sur Guide to Iceland, avec toutes les assurances nécessaires. Notre loueur nous attendait à l’aéroport (première fois que j’ai mon nom sur une pancarte !!), et nous a emmené à l’agence basée au sein de la ville de Keyflavik. 450€ pour 9 jours.
Où loger à Reykjavik : à 15 minutes à pieds du centre de Rekjavik, nous avons loué une chambre dans le logement de l’adorable Maria Helena, via AirBnB ; 99€ la nuit. 
Où manger à Reykjavik : l’une des spécialités d’ici est la soupe dans du pain, l’une des meilleures adresses de la capitale est apparemment Svarta Kaffid.

Nota bene important : que ce soit en ligne ou sur place, pour un hébergement, une voiture, des achats… vous payez le prix + des frais islandais + des frais français. 

La magie de la péninsule de Snaefellsnes

Mais d’abord, en route vers le fjord de la Baleine, Hvalfjordur !

Après quelques minutes de voiture depuis Rekjavik, le brouillard se dissipe, des montagnes se dessinent et ça y est, la claque commence !

Nous faisons le tour du fjord en voiture. Toute place sur le bas-côté est une bonne excuse pour s’arrêter, admirer ces grands espaces vêtus de blanc, de noir, de vert et d’ocre, et bien sûr prendre des photos ! Je suis comme une gosse, émerveillée. A gauche, c’est sublime. A droite, c’est incroyable. Et ce n’est que le début. Déjà, je me demande comment je vous décrirais la beauté de l’Islande, cette nature luxuriante ! 

Nous faisons un stop à Reykholt, où nous découvrons que les villages islandais ne sont en fait que des petites bourgades de quelques habitants. Une petite dizaine de maisons, un hôtel et une église digne de celles que l’on peut parfois voir dans The Walking Dead (excusez ma référence). 
Après un sandwich rapidement avalé, car impatients de continuer à en prendre plein les yeux, nous reprenons la route. 

Cap sur Stykkisholmur, notre point de chute pour découvrir la péninsule de Snaelfellsness. 2h de route, 2h de paysages époustouflants, où la neige nous encercle progressivement, où les chevaux nous font de l’œil, où la mer fait son apparition çà et là, ajoutant aux couleurs des tonalités de bleu et de gris. On s’arrête encore et encore. Il fait plus froid maintenant. Le manteau blanc est plus épais et il semblerait qu’il compte rester là le plus longtemps possible, pour notre plus grand plaisir. 

Nous posons nos bagages au Stundarfridur, notre hôtel pour 2 nuits, où l’on se croirait dans un chalet, accessible par une route ensevelie sous la neige, les cailloux et les nids de poules. Autour, on dirait qu’il n’y pas âme qui vive, seule la nature blanche de Snaefellsnes y réside à perte de vue. 

Le début de soirée est propice à une balade dans Stykkilsholmur, qui est à 10 minutes en voiture de notre hébergement. Nous grimpons sur le rocher de Sugandisey, surplombé par un phare. Nous avons une vue imprenable à 360° sur la mer et ses mini îles. Je me plais à me dire que c’est peut-être déjà la mer du Groenland, alors qu’il s’agit sûrement de l’Océan Atlantique (aidez-moi dans ma géographie !). 
Nous assistons au coucher du soleil qui se reflète dans le port et sublime les couleurs des bateaux de pêche. 

Troisième jour de notre road trip, qui nous réserve encore bien des surprises. Allons explorer la péninsule de Snaefellsnes et notamment son parc national ! Dois-je encore vous dire qu’on en a pris plein les yeux sur la route ? Elle nous a offert des panoramas majestueux, dont l’un qui m’a arraché mes premières larmes. 

Le parc national de Snaefellsjökull, au coeur de la péninsule de Snaefellsnes, a plutôt perdu son manteau blanc, hormis son glacier du même nom, a des airs de far ouest avec ses deux drôles de rochers qui culminent à 70 et 60 mètres de haut baptisés Londrangar, et est entouré par une mer agitée qui risque à tout moment de nous provoquer une hypothermie s’il on s’y risque d’un peu trop près. Notre balade de près de deux heures nous fait slalomer entre la lave séchée et les galets noirs, le long de la mer, où nous imaginons marcher sur les pas de Jules Verne, et où nous entendons plus loin les vagues s’écraser contre les rochers et falaises. 

Nous ne sommes pas encore assez fatigués, alors nous entreprenons, plus loin, une balade de 45 minutes entre les villages d’Hellnar et Arnastapi, qui nous offre de superbes points de vue. Je m’imagine séjourner dans cette maison, là, perdue au milieu de nulle part avec une vue imprenable sur la mer. 

Outre son parc national et ses « villages » de bords de mer, la péninsule de Snaefellsness nous surprend, derrière chaque virage, avec ses fjords. Un rêve devenu réalité : les montagnes enneigées rencontrent l’océan d’un calme plat. Le temps maussade et la fin de journée donnaient à ce panorama somptueux de gris, de blanc et de noir, un côté apaisant.

Nous étions le 15 mars. Je n’aurais pas pu rêver meilleur endroit pour fêter mes 28 ans. 

Où loger dans la péninsule de Snaefellsnes : sans hésiter l’hôtel Stundarfridur cosy et chaleureux, où il fait bon se poser dans les canapés avec un thé ou dehors sur un banc pour admirer les paysages enneigés. 227€ pour 2 nuits.


La suite de notre périple islandais dans un prochain article, où je vous emmènerai cette fois-ci au Sud, dans le fameux Cercle d’Or. 
J’espère que ce premier article vous a plu :). Avez-vous déjà visité la sublime péninsule de Snaefellsnes et Reykjavik ? 

Comments (2)

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    Ornella

    Ce pays est gravé dans ma chair, littéralement.

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    Apolline

    Un très bel hommage à ce pays !

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