Instant lecture #1

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé les mots. Aimer lire. Aimer écrire aussi (j’écrivais des romans de 6 pages sur Windows 98). D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu besoin de lire avant de m’endormir. Le livre est l’une des choses qui ne m’a jamais quittée. Véritable échappatoire qui stimule mon imagination et me fait voyager, lire me déconnecte, au sens propre comme au figuré, du quotidien.

J’ai eu envie de partager ici mes lectures, ce qui me paraît être en accord total avec ce que je veux justement partager sur ce blog. Rentrant dans ce qu’on appelle désormais « la slow life ».
Pour être tout à fait honnête, c’est la rubrique « lecture » de Manon Lecor qui m’a inspirée. L’avenir me dira (et vous me direz) si je suis tout aussi douée qu’elle pour vous donner envie de lire.


La liste de Schindler, Thomas Keanally

Maintenant que les bases sont posées, l’introduction peut aller se rhabiller, et place à ma dernière lecture ô combien connue : La Liste de Schindler.
Vous avez sûrement entendu parler, voire même vu le mythique film de Steven Spielberg, sorti en 1993. Je n’ai pas vu le film, mais dorénavant il est dans ma liste (justement).

C’est lors d’une foire aux livres que je suis tombée sur La Liste de Schindler. Je suis assez fascinée par l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale (même si le mot « fascinée » n’est pas des plus judicieux, j’en conviens), essayant de comprendre l’incompréhensible, reproduit dans le Monde, le génocide.

En 1982, Thomas Keneally a rendu hommage à Oskar Schindler, industriel allemand et membre du Parti Nazi… qui a sauvé 1200 juifs, dont les noms ont été littéralement inscrits sur une liste. En assurant au Parti Nazi qu’ils étaient des ouvriers hautement qualifiés, en les faisant travailler dans son usine, en payant de nombreux pots-de-vin pour assurer leur survie, en construisant un camp accolé à son usine, Oskar Schindler a permis à ces personnes d’éviter la mort.

Même s’il s’agit d’un roman historique, le livre n’est pas vraiment écrit de façon romancée. L’auteur présente les faits, issus des témoignages des survivants et de documents, sans fioritures.

J’ai eu du mal à m’y plonger au début, notamment à cause des termes allemands et polonais, et du nombre important de noms à retenir. Mais je m’y suis finalement habituée.
Le livre est une vraie claque. Il est plus qu’instructif, puisque l’on en apprend plus sur les ghettos, les rafles (aktions) puis les camps, les conditions de vie révoltantes des juifs, ainsi que sur les rouages de l’organisation nazie à cette époque.
Le livre est également émouvant. Lorsque je l’ai refermé, une pointe de tristesse m’a envahie face au sort de ces milliers de personnes, et ne voulant pas quitter Oskar Schindler.

L’avez-vous lu ? Ou bien vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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